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Vers une rentrée très nouvelle vague 
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Si d’habitude c’est plutôt l’été que les français, de Sète et d’ailleurs, font avec Brassens « du pédalo sur la vague en rêvant », ce sera cette année plutôt pour la rentrée.

Vagues de licenciements et/ou 2ème vague de Covid ? Il est possible que le choix soit restreint parce qu’on aura finalement peut-être les deux.

Mais à la différence du printemps, les mêmes options ne pourront raisonnablement plus être en balance de la même manière cet automne. En mars et pour préserver nos santés, la priorité a été à se confiner, quitte à mettre l’économie à l’arrêt et ce, quoiqu’il en coûte. Mais trop d’entreprises ne résisteraient pas à un second confinement et nous devrons désormais pouvoir continuer de travailler, avec un masque sur le nez et quoiqu’il en goutte.

Alors, bien sûr, cette fois tout le monde sera davantage prêt, que ce soit le système hospitalier ou les entreprises, pour réagir en temps et en heure et limiter les effets du virus.

Les gestes barrières, avec le gel, la fin des embrassades et les règles de circulation dans les couloirs constitueront un premier frein à la propagation. La distanciation sociale, avec le maintien du télétravail et/ou des réunions à distance autant qu’ils sont possibles en sera un second levier.  Les deux ne seront pas des assurances tous risques mais prendront leur part, dans une période pendant laquelle les entreprises vont devoir gérer, à la fois les conséquences économiques de la première vague, les contraintes liées à une éventuelle deuxième vague mais aussi les nouvelles adaptations au « monde d’après », celui de nouvelles attentes des citoyens consommateurs, dont les priorités et les exigences, qui peut-être étaient déjà en train de changer, connaissent une forte accélération à l’expérience de la pandémie. Parce que si personne ne peut connaître les valeurs, s’il en a, qui animent un virus, il a incontestablement conduit les humains à re-questionner les leurs et beaucoup d’activités vont devoir, soit se refonder, soit se regarder fondre. 

Mais cela ne se fera pas en un jour et d’un coup de baguette ou de pensée magique. Or, on voit bien que comme toujours dans ces cas-là, s’ouvre déjà la boite à idées toutes faites et les débats de comptoirs virtuels (autant les débats que les comptoirs) autour des « y’a qu’à faut qu’on » du lendemain. Ainsi, puisque quand on travaille trop, on consomme trop et trop de choses inutiles et qui détruisent la planète, il suffirait de ne plus travailler que des semaines de 28 h ou des journées de 5h et le tour serait joué.

Mais ce dont on a besoin en réalité, ce n’est pas de travailler moins, mais de travailler mieux, c’est-à-dire plus intelligemment et plus efficacement pour redéfinir et pour produire des biens et des services plus utiles, plus respectueux de l’environnement, qu’il soit social ou écologique. Et pour cela nous n’allons pas devoir travailler moins mais au contraire travailler plus, pour assurer toutes les transformations qui sont nécessaires, sans laisser sur le bord de la route (et on y serait rapidement avec eux) tous ceux qui vivent du monde d’aujourd’hui et ne pourront se projeter d’un claquement de doigt vers le monde de demain. Il y a tant de pain sur la planche et le temps nous est tellement compté pour répondre aux défis qui se dressent que ce n’est sûrement pas l’éloge de la paresse qui en sera la clef avant bien longtemps. Elle ne restera qu’une des nombreuses âneries qui auront été dégainées pendant cette période et que l’on pourra mettre avec indulgence sur le dos du confinement. Un effet secondaire, en quelque sorte.

Yves Pinaud - Juillet 2020