EDITO
 L’emploi des seniors inspire peu les partenaires sociaux !
Sur les 680 branches professionnelles, seulement un peu plus de 30 ont réussi à signer un accord sur l’emploi des seniors. La moisson est maigre ce, tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif, car la lecture des accords collectifs ne révèle pas d’imagination créative débordante sur le sujet.
Mais pouvait-il en être autrement ? La réponse est clairement non. Il ne suffit pas, en matière de dialogue social de « dire pour faire ». Il ne suffit pas d’agiter la menace de sanction financière pour que les partenaires sociaux dialoguent sur tel ou tel thème, d’autant qu’en la circonstance, une grande partie des entreprises pense plutôt actuellement à réduire leurs effectifs qu’à embaucher, d’où une explosion des ruptures conventionnelles signées par … les seniors.
Il serait donc temps de saisir la problématique du bon côté et de se poser les bonnes questions : Quelles sont les raisons de ce consensus si bien établi dans les relations employeurs/salariés depuis plusieurs décennies ? Pourquoi, en France, puisqu’à l’étranger cette catégorie de salariés travaille plus longtemps (en âge), tombe-t-on d’accord entre partenaires sociaux pour évincer les seniors du marché de l’emploi avant l’âge légal de la retraite ? Ces questions méritent d’être ainsi posées et creusées, d’autant que cette éviction ne bénéficie à pas l’emploi des jeunes.
Mais alors, nos conditions, mais aussi nos relations, de travail françaises (car à l’étranger les seniors travaillent plus longtemps) ne seraient-elles pas à l’origine de ce constat ? Pourquoi nos seniors ne se reconnaissent-ils plus dans les contextes de travail d’aujourd’hui ? Quelques premières réponses peuvent, peut-être et humblement, être esquissées.
Il y a de nombreuses années maintenant, à un certain âge, il était inscrit dans l’ordre des choses que les anciens prenaient leur « bâton de Maréchal ». Cette expression, significativement désuète, signifiait d’une part, la reconnaissance d’une expérience acquise et la capacité de la transmettre et d’autre part, le droit de souffler et de se mettre en retrait pour observer et conseiller. Ce statut social très valorisant a disparu sous le poids de différents phénomènes comme les nouvelles technologies, sans cesse renouvelées, les méthodes modernes de management (rémunération liée à l’atteinte d’objectifs, sous-effectifs chroniques, …), ou encore les incessantes réorganisations des grandes entreprises ; Mais aussi sous l’effet de changements sociologiques non spécifiques aux entreprises, tels que la place des anciens dans la cité et leur relation avec les jeunes.
Il est vrai que ces constats sont le résultat de phénomènes de société lourds qui s’inscrivent dans la durée et qu’on ne peut influencer que sur du long terme. Encore faut-il en avoir conscience et ne pas faire croire qu’en instituant une obligation de négocier, qui plus est financièrement sanctionnée, on va régler le problème.
Fabrice Signoretto,
Consultant
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JAN.
FÉV.2010 |
° Matinée débat sur la diversité des âges début février
° Le 4 Janvier 2010, Marie Hélène Cabé, consultante, rejoint l’équipe d’IDée Consultants
° Inscriptions ouvertes pour le GASS 2010, animé par Henri Vacquin, toutes les informations sur notre site !
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 Nouvelle représentativité : Le désintérêt des salariés est-il irréfragable ?
La nouvelle loi sur la représentativité syndicale a été votée le 20 août 2008. Beaucoup de salariés étaient à la plage, période propice aux évolutions législatives réputées plus indolores.
Depuis, ces mêmes salariés sont rentrés de la plage et y sont mêmes retournés pour certains d’entre eux l’été 2009, sans toujours, pour une immense majorité, n’avoir réellement pris, ni connaissance des modalités, ni surtout conscience des enjeux de cette nouvelle donne..
Lire la suite de l'article.
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Jusqu’au 15 février 2010, les inscriptions pour le Groupe d’Analyse Social et Sociétal sont ouvertes : Pourquoi faire partie du GASS ?
Le Groupe d’Analyse Social et Sociétal (GASS) fait partie des offres d’IDée Consultants.
Animé par Henri Vacquin, il réunit les DRH ou DRS d’entreprises publiques et privées comme : Ag2r, Air liquide, BPCE, Chanel, EDF, Egis, France Telecom, Hermès, Ikea, Mc Donald, La Poste, PSA, RATP, Sanofi Aventis, Seb, SFR, SNCF, Soparind-Bongrain.
C’est un lieu de saisie et d’analyse de l’impact des phénomènes sociétaux sur l’entreprise et des faits sociaux et managériaux intra entreprises.
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 A NOTER
La Cégos a publié l’édition 2009 de son étude de la fonction RH.
Cette étude réalisée tous les trois ans, fait ressortir :
- Que les services RH sont de moins en moins administratifs,
- Que les effectifs des services RH sont restés stables.
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 ALERTE
Entreprises de 50 à 300 salariés.
Trois mois de plus pour négocier sur l’emploi des seniors.
Cette mesure annoncée le 20 décembre 2009 par le ministre du travail vise à laisser un délai supplémentaire aux PME de 50 à 300 salariés pour être couvertes soit par un accord de branche soit par un accord d’entreprise. Concrètement l’obligation de négocier un accord sur l’emploi des seniors est repoussée de trois mois. Les entreprises concernées devront être couvertes par un accord avant le 30 avril 2010 pour éviter de payer la pénalité de 1%.
Ce report de pénalité va faire l’objet d’une circulaire Acoss avant le 1er janvier 2010.
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