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L'EDITO

Yves PinaudLes leçons que le syndicalisme gagnerait à tirer des « gilets jaunes »

Les gilets jaunes ne sont peut-être pas condamnés à disparaître, ou en tout cas rapidement, mais ils sont condamnés à ne servir à rien, ni pour eux-mêmes ni pour la société qu'ils prétendent vouloir faire évoluer. Le syndicalisme ferait bien d'y être attentif dans les entreprises, avant que des tentatives similaires n'y prennent forme, en redonnant du sens et de la lisibilité aux deux points clefs qui doivent faire leur force et permettre de les distinguer :

  • Une doctrine et des valeurs,
  • Une capacité de canaliser et d'organiser les attentes.

Une doctrine et des valeurs :

Concernant les organisations existantes, les salariés sont libres de se reconnaître ou non dans leurs doctrines et leurs valeurs et partant de là, d'y adhérer ou non. Mais ils sont tout aussi libres, s'ils ne s'y reconnaissent pas, de créer d'autres organisations, disposant depuis 2008 des mêmes droits que les organisations historiques pour être dès le premier tour des élections, sur la même ligne de départ.
Une doctrine et des valeurs sont essentielles pour donner du sens à une organisation, définir ce qui la fonde et qui réunit ceux qui la rejoignent. Elle est la condition indispensable d'une logique d'adhésion et d'engagement et non d'une logique consumériste dans laquelle la performance de l'organisation se juge à sa capacité de satisfaire à la dernière demande du dernier arrivé. Une doctrine et des valeurs n'empêchent ni les débats, ni les évolutions qui peuvent en résulter, ni surtout la capacité et la légitimité de chacun de vouloir y apporter sa contribution. Tout est en lien avec la manière d'en organiser la démocratie et le fonctionnement interne, mais sans cette autorité première de l'organisation, elle ne peut que déboucher sur la multiplication des listes au père Noël que les gilets jaunes ont poussé jusqu'à l'inaudible.

La capacité de canaliser et d'organiser les attentes :

On a le droit d'être en colère, mais être seulement en colère ne sert à rien. Le syndicalisme peut et doit avoir vocation à canaliser les attentes, leur donner un contenu, une cohérence, pour les transformer en revendication et si nécessaire en actions, à condition que celles-ci ne restent qu'un moyen et ne deviennent pas une fin en soi, perdant de vue y compris ses objectifs. L'utopie, qui est l'inverse du renoncement, doit toujours garder une place dans toute forme d'engagement, mais elle a trop été pervertie par l'imbécillité du dogme de 68 « soyons réaliste, demandons l'impossible ». Marc Aurèle, empereur romain et philosophe à ses heures, a pourtant depuis des siècles parfaitement défini les conditions donnant à une action, qu'elle soit individuelle ou collective, des chances d'aboutir : « Avoir le courage de faire ce qui est possible, l'intelligence de renoncer à ce qui ne l'est pas et surtout la sagesse de distinguer l'un de l'autre ». S'il est encore temps, ce sera notre vœu pour 2019.

Yves Pinaud

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