Newsletter 77
Si vous ne parvenez pas à lire ce mail, cliquez ici
IDEE CONSULTANTS
L’actualité des RH, des Relations Sociales et du Management

L'EDITO

Yves PinaudLa rentrée (sans la lutte) des classes

Profitant de l'impopularité de l'exécutif, les organisations syndicales espèrent faire oublier leur désastreux printemps ferroviaire en martelant que ce sont bien elles les dernières à pouvoir défendre le peuple, que celui-ci est en passe de le comprendre et ne devrait plus tarder à reconstituer des mouvements de contestation de masse.
On peut toujours se tromper et l'avenir le dira mais ce n'est pas du tout ce que l'on perçoit dans les entreprises, pas même en frémissement.

Si les organisations syndicales sont bien en ordre de bataille, en particulier sur la mise en œuvre des ordonnances Macron, espérant récupérer par la négociation et donc un certain pouvoir de pression, des moyens d'actions (DP, CHSCT, nombre d'élus, heures de délégation, etc) qui leur ont été rognés avec l'instauration du CSE, ce sont là des enjeux d'appareils et on ne sent nullement les salariés s'intéresser et encore moins se mobiliser sur la question.
Les organisations syndicales ont clairement aujourd'hui un problème existentiel parce que pour exister, il faut avoir une raison d'être et pas seulement un historique et des heures de gloire.
On ne va pas ici faire le catalogue de tout ce que les salariés français, au pays d'un patronat sans générosité spontanée excessive, doivent aux organisations syndicales, en matière d'acquisition et de préservation d'avantages sociaux. Mais ce socle ne vaut pas à vie, s'essouffle et ne suffit plus aujourd'hui pour maintenir la crédibilité d'organisations dont le décalage avec les attentes des salariés s'amplifie.

On le voit depuis des années mais c'est un exemple parmi tant d'autres : des organisations syndicales continuent de se battre pour des systèmes égalitaires ne favorisant pas la « coopération » des salariés avec les objectifs de l'employeur, en revendiquant des augmentations générales et en rejetant l'intéressement, tandis qu'une grande majorité de salariés sont en attente d'équité et non d'égalité, à travers la reconnaissance de leur performance individuelle (augmentation individuelle) et de leur contribution à la performance collective (l'intéressement).

Les syndicats français, parce qu'ils ont été fabriqués comme ça, continuent de penser que leur attractivité passe par la capacité d'être reconnu dans une posture d'opposition à l'employeur et un rôle de dernier recours. Cela limite leur attractivité aux situations sociales extrêmes (qui existent) mais nuit fortement aux contextes fort heureusement plus courants : on ne vit quand même plus à l'époque de Zola dans une majorité d'entreprises, quoi que cherche à dépeindre et s'en délecter « Cash investigation ».

Beaucoup de salariés attendent aujourd'hui davantage de leurs représentants qu'ils leur soient simplement utiles, dans la meilleure prise en compte et dans la qualité des réponses à leurs attentes, par le dialogue avec l'employeur. Mais il faut pour cela que les organisations syndicales soient capables de renouveler leur discours, leurs postures et souvent... leurs troupes. Ils ne seront pas prêts pour ce mois de septembre.

Yves Pinaud

CPF
Élus du CSE

 

Découvrez nos nouveaux programmes :

- Formation économique

- Formation Santé sécurité

 

Catalogue de formation
L'IDée du mois
RPS : Quand chercher des coupables dédouane d'avoir à trouver des solutions

Plusieurs vocables et concepts très différents participent aujourd'hui à la confusion dans le diagnostic et donc dans le traitement des problématiques de santé mentale au travail.

Il y a donc d'abord des situations de travail susceptibles de générer des « risques psychosociaux ». On évoque principalement ces risques autour de celui de l'émergence du stress, c'est-à-dire de tensions générées par les conditions dans lesquelles s'exerce durablement le travail. Cela peut se traduire par des situations d'inconfort ou d'irritants dans leur version les plus « soft », jusqu'au mal être et à la souffrance au travail dans leur version les plus « hard ». Dans tous les cas, leurs impacts sur la santé dépassent ce qu'un salarié est censé devoir subir dans son activité salariée.

Lire la suite de l'article

Chronique du droit social
10 conseils pour réussir la mise en place du CSE dans votre entreprise 
L'écho des tribunaux

La date des élections du futur Comité Social et Économique (CSE) approche. Une telle opportunité de changement se présente rarement. C'est maintenant que vous allez bâtir le dialogue social que vous souhaitez, et ce pour de nombreuses années. Quelles sont les bonnes pratiques pour réussir cette étape importante ?


VDC - Vie de consultant
La SST est-elle soluble dans le CSE ? (Et en quelles proportions ?)
Texte du mois

La disparition programmée des CHSCT provoque beaucoup de discussions.
Cette instance va disparaitre mais ses missions seront reprises quasiment dans les mêmes termes par le CSE.

Des choses importantes changeront en termes de moyens humains, de recours aux expertises, … sans négliger la question des moyens, parmi tous ces changements, le plus important me semble être la question de la perte de l'autonomie dont bénéficiait le CHSCT.


Yves Pinaud : Directeur de la Publication - newsletter@ideeconsultants.fr
Vous recevez cette newsletter n° 77 - Septembre 2018 car vous êtes inscrit(e) à la liste de diffusion du site www.ideeconsultants.fr
Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art. 34 de la loi "Informatique et Libertés"). Pour l'exercer, adressez-vous à IDée Consultants - 56 rue de Paris 92100 BOULOGNE BILLANCOURT - Tél. 01 55 20 96 10.

Accueil NewsContact