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L'EDITO

Yves PinaudL'entreprise (sexuellement) libérée

Tandis que le harcèlement sexuel qualifie tout comportement déplacé dans ce domaine et particulièrement ceux visant à obtenir des faveurs et ce de manière insistante, en profitant de la plus grande crainte des personnes en situation de travail d'exprimer et de faire valoir librement leur non consentement (lien de subordination, peur des conséquences sur les relations de travail, voire sur l'emploi), les agissements sexistes concernent les propos et comportements visant à instaurer un contexte intimidant, dégradant ou humiliant en lien avec le sexe de la personne.

La loi Rebsamen du 17 août 2015 a donc repris pour son compte le même vocable que pour le harcèlement, « nul ne devant subir de ces agissements qu'ils portent atteinte, etc. », mais avec probablement plus encore qu'avec le harcèlement la difficulté à établir précisément de quoi il s'agit et ce d'autant que le texte est très récent et que l'on a pas encore de repères jurisprudentiels comme on en a maintenant pour le harcèlement sexuel.

Il ne reste donc que le « bon sens » pour pouvoir déterminer les « comportements raisonnables », avec la difficulté supplémentaire que les deux sont eux-mêmes impossibles à définir.

Est-ce à dire que tout cela n'est que coup d'épée dans l'eau ? Certainement pas si on en considère la dimension pédagogique, la prise de conscience que des comportements, trop longtemps considérés comme relevant des usages, ne devaient justement plus perdurer à ce seul titre. Les remarques insidieuses, les poncifs, les quolibets, prétendant le plus souvent au second degré de l'humour lorsqu'ils n'expriment en réalité que le premier degré de la bêtise, sont donc désormais, sinon prohibés, en tout cas sous surveillance de leurs excès et/ou de leur répétition, les deux relevant d'ailleurs du même principe que les meilleures blagues sont les plus courtes.

Ce qui serait dommage, c'est que chacun fasse désormais davantage attention à ce qu'il dise sans se questionner pour autant sur ce qu'il pense, se contentant d'être davantage prudent, sans saisir l'occasion d'être également plus intelligent.

Reconnaître comme une évidence qu'une femme puisse avoir les mêmes responsabilités managériales qu'un homme, à tous les étages de l'entreprise sans que l'expression et si nécessaire l'obstination de son niveau d'exigence ne soit la conséquence de règles douloureuses, c'est d'abord le début de la reconnaissance que toute autorité s'appuyant sur une pseudo virilité n'est que le faux nez masquant sa faiblesse réelle.

Reconnaître que l'accueil d'une entreprise ne passe pas par l'expression d'un idéal de séduction qui soit plutôt féminin que masculin, mais bien davantage par la clarté du message auprès de chaque visiteur qu'il en est la seule véritable raison d'être, peut aussi permettre de rompre avec des pratiques aussi convenues que dépassées.

Il serait probablement possible de développer à loisir le fond de cette pensée tout en multipliant les exemples concrets, jusqu'à démontrer une parfaite égalité de compétences entre les sexes, si je n'étais pas, comme tous les hommes, incapable de faire deux choses à la fois.

Yves Pinaud

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Gilles Karpman : Directeur de la Publication - newsletter@ideeconsultants.fr
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